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Le coût d’une passion

Poursuivre une passion et le coût de déguster

Vous avez une prédilection pour le vin ? Vous avez respiré, le nez enfoui dans le verre, des arômes qui, de vin en vin, ne se ressemblent pas ? Vous avez peut-être visionné le film Somm ? Ou été conseillé ou mis en doute par un sommelier lors de votre dernière visite au restaurant ? Chose certaine, le vin vous plaît.

C’est votre boisson de choix. L’intrigue, le partage et la découverte vous confèrent une soif qui ne cherche qu’à s’approfondir. Vous voulez en savoir plus sur ce jus de raisins fermentés qui est si complexe et si simple à la fois. L’aspect vaste du sujet vous permet un moment de réflexion… mais commençons par faire un survol du contexte où vous êtes : au Québec, lieu où de nombreux outils se présentent à vous, les aimants de Bacchus.

Le contexte québécois

Avec le Japon et la Belgique, le Québec est considéré comme un des meilleurs marchés de vin au monde. La SAQ est un des plus grands acheteurs de vin au monde et, de ce fait, de nombreux vignerons voient le potentiel commercial d’avoir leurs produits sur nos rayons. Les habitants de la Belgique et du Québec partage en commun une palette développée et les maisons viticoles vendent plus de vin cœur de gamme, c’est-à-dire pas les moins chers ni les plus chers, parce que le marché est considéré mature. Le Japon et le Québec sont les deux marchés les plus importants pour le vin nature au monde pour une production totale mondiale qui est moins de 5%. D’ailleurs, mentionnons que le vin coûte chère au Québec. Mais, nous pouvons se réconcilier avec ce fait, de gré ou de force, puisque comme l’économiste Gérant Filion l’a mentionné :

« La SAQ n’a pas de concurrent sur son territoire qui la forcerait à garder ses prix plus bas. »

Il en résulte que s’initier au vin est une passion qui engendre des coûts importants. Par exemple, une bouteille de vin, entrée de gamme, vaut 6 à 7 € en France, mais coûte un peu plus de 20 $ ici. Mon point est le suivant : il existe très peu de vin en dessous de 20 $ qui valent la peine et qui correspondent à « ma philosophie ». Surtout évitez d’être pris à la dernière minute pour choisir du vin dans une succursale SAQ express, car la majorité des vins disponibles en produit régulier sont souvent génériques et industriels. C’est-à-dire des vins « oubliables» et sans caractère qui ne se distinguent pas vraiment les uns des autres. Découvrir les « bons » vins et comprendre pourquoi ils sont mieux élaborés que d’autres constitue un des facteurs primordiaux d’une reconnaissance qualitative.

La qualité n’est pas exclusivement un facteur de prix, le plaisir de boire du vin est fortement dicté par le contexte.

Il est donc facile de boire des bonnes bouteilles à 60$, mais le point est plutôt comment faire en sorte d’en trouver de très bonnes pour 20$. Ces perles rares existent et je vous montrerai comment les démasquer !

Dès que l’on trouve ce qu’on aime, on a tendance à développer une niche de confort et d’y rester. Ne faites pas cette erreur je vous prie ! Faites travailler votre palais. Si vous avez découvert une prédilection pour un certain vin, prenez-le en note – et notez bien – cela vous servira de repères pour la suite. Même chose pour ce qui vous a déplu, car il faut comprendre l’interaction entre le vin et vos papilles. Cette relation est mouvementée et le palais gustatif n’est pas gouverné par une linéarité.